mardi 19 avril 2011

Les murs de carton

Les murs de carton hantent mon quotidien depuis mai 2010.  Auparavant, je vivais avec eux en harmonie, puisque, je crois, j'inspirais la peur à quiconque décidait d'élire domicile dans la même bâtisse que moi.  Cependant, je dois me rendre à l'évidence, vivre dans un logement situé en haut d'un couple motard/assistée sociale et juxtaposé à l'Est à une occupation de quadragénaires un peu débiles (qui ont fort probablement les bras pendouillants) ne semble pas un contexte favorable pour évoquer ma supériorité intellectuelle (quoiqu'elle ne fait aucun doute).

Mais ce qui est dommage, c'est que la situation murale de mon chez-moi m'ampute d'une bonne dose de liberté, surtout quand vient le temps d'évacuer des vents corporels qui, semble-t-il, percent la muraille auditive de ces massifs amas de 2X4 et de gyproc. 

Pour faire exprès, en plus, le seul appartement de ce luxueux quadruplex qui habite des cortex se comparant avantageusement au mien se situe en diagonale de mon logement, ce qui rend toute discussion extra-murale de nature autre que "HEILLE, TA CÔWLASSE DE MUSIQUE, #$*&#@$)()@" ou "BANG BANG!" (onomatopée décrivant ainsi le bruit d'un objet quelconque menaçant de défoncer mon plancher parce que je fais un peu de bruit passé 9h du soir).

C'est dommage.  J'aimerais donc pouvoir profiter de relations agréables avec mon voisinage.

*Soupir*

mardi 12 avril 2011

Le prix du gaz.

Je chiale.  Beaucoup.  Et souvent.

Mais pas sur le prix du gaz.

Parce que...  Pour beaucoup de raisons, finalement.

1. C'est clair qu'on ne paiera plus jamais moins d'1$ le litre.  Jamais jamais.  Ou si ça arrive, ça durera pas un mois.

2. S'il monte de 10 cennes en une journée, et que je suis à sec, je vais remplir ma tank QUAND MÊME.

3. Quand je me suis acheté une nouvelle voiture, je n'ai pas acheté un VUS.

4. Jamais je me mettrai au transport en commun, anyway.  Sauf si les autobus passaient aux 2 minutes, que le métro était ouvert 24 heures, et que l'air ambiant y était frais et agréable.

5. Je deviens désagréable quand on tente de converser en débutant avec le temps qu'il fait.  Imaginez ce que j'ai l'air quand on me parle du prix du gaz.

6. Si je suis pour faire un lineup pour payer 10 cennes de moins par litre, je vais perdre AU MOINS 20 minutes de mon temps.  Mon temps vaut beaucoup, beaucoup plus que ça.

7. Si, d'ailleurs, j'étais à 5$ près quand vient le temps d'établir mon budget d'essence, je verrais ça comme un signe que je ne peux pas me permettre ça, une auto.

8. Je ne peux m'empêcher de pisser de rire quand on me suggère de boycotter les pétrolières.

9. Plus le gaz coûte cher, plus j'obtiens de Air Miles chez Shell.

10. J'aime BEAUCOUP mieux me fâcher contre les pancartes électorales.

De toute façon, c'est beaucoup plus créatif de chialer après tout un tas d'autres trucs.  Et on peut même rester dans le monde des transports!  Les chauffards, les têteux, les têtes blanches, le traffic, les kids à calotte, les réparations, les nids de poule, n'importe quoi.  Mais pas le prix de l'essence. 

Analyse profonde

Les bras pendouillants

On parle ici des chauffeurs du dimanche qui laissent pendouiller leur bras par la fenêtre ouverte.  Phénomène qui se multiplie avec l'arrivée du beau temps.  C'est un-peu-pas-mal laid.  Il y a être relax, et être TROP relax.  C'est désagréable.  J'ai juste envie de leur faucher le bras avec mon miroir.

On s'entend que le bras a toujours l'air mou.  Et flasque.  Et potentiellement visqueux.  C'est rarement des adolescents boutonneux: eux, ils ont besoin de leurs deux mains pour shifter avec leur Honda manuelle.  C'est plutôt les quadragénaires un peu désabusés par la vie, qui se la coulent douce après une rude journée de travail.

Mais quand même.  C'est pas une raison.

mercredi 6 avril 2011

La pensée de la nuit

Quand t'es rendu à écouter un vidéoclip et que YouTube te suggère parallèlement un artiste similaire du nom de "Vaginal Juice", va donc te coucher.

mardi 5 avril 2011

La pensée de la nuit

Celui qui se dit intelligent peinera à expliquer qu'il est modeste. Celui qui y parviendra fera toutefois un bon politicien.

Si j'étais un cerf de Virginie...

Comment diable pourrait-on me distinguer d'un paon?

Et si j'étais un fenouil, comment pourrait-on espérer que je puisse goûter autre chose qu'un méchoui de serpent?

L'ennui c'est que mon âme troublée aimerait trouver refuge dans un tipi, mais je n'ai d'Amérindien que le sang.

Ainsi donc se terminerait mon évangile, si j'avais connu Jésus dans le temps.

lundi 4 avril 2011

Le cercle vicieux

Je me suis levé un matin en me demandant ce que j'étais.  Le même soir, convaincu d'être ce que je suis, j'ai cessé de me questionner.  Or, un problème connexe est survenu le lendemain, alors que mes convictions étaient un peu moins rigides.  Le doute est donc revenu.  Légèrement moindre, mais toujours présent.  La difficulté, toutefois, était la possibilité d'atteindre à nouveau un degré de certitude comparable à celui expérimenté lors du premier soir.  Ma tête, alors pleine à craquer, a donc exponentiellement relevé le doute subsistant, de sorte que mon questionnement de départ s'est donc vu prendre une ampleur difficilement contrôlable.  Pas besoin de vous dire, par contre, que ça rend les moments de réflexion troublants, puisque je me promène allègrement vers les deux extrémités du spectre de l'incertitude.  Les pôles m'attirent invariablement plus loin, tantôt vers l'Est, tantôt vers l'Ouest.  C'est complexe.  Un peu.