jeudi 31 mars 2011

L'insomnie

L'insomnie me fait angoisser passé minuit.

L'insomnie me fait sortir du lit.

L'insomnie me fait faire des niaiseries.

L'insomnie me donne envie de jouer au parchési.

L'insomnie me fait jouer des accords de Mi.

L'insomnie me fait rêver d'être au paradis.

L'insomnie ne me fait toutefois pas rêver d'être à Haïti.

L'insomnie me fait écouter des films de Bruce Lee.

L'insomnie me fait sacrer après mon Pays.

L'insomnie me rappelle qu'une rime en "i" pourrait être avec "pipi".

L'insomnie me frappe moins les jours de pluie.

L'insomnie me fait faire de l'amnésie.

L'insomnie me donne envie de me faire hara-kiri.

L'insomnie me fait oublier qui je suis.

L'insomnie est à l'origine de mon apathie.

L'insomnie aura tôt fait de transformer mon cerveau en bouillie.

L'insomnie me manipule jusqu'à quatre heures et demie.

L'insomnie me fait retourner dans mon lit.

L'insomnie me ferait dormir jusqu'à midi.


(Pas d'insomnie ce soir, svp.)

Le printemps.

On s'entendra pour dire que le fleuve printanier amène une odeur de marde.

On s'entendra aussi pour dire qu'elle est la bienvenue, étant donné qu'on en a tous chié pas mal, de cet hiver long et pénible.

(Ici s'arrête mon champ lexical merdique, je vous le promets.)

Il y avait franchement quelque chose de rafraichissant, de doux, d'agréable, d'ensoleillé, d'humide, et de plaisant à se retrouver à l'extérieur, aujourd'hui.  Même si ce fut bref, même si on y aurait volontiers passé la journée, c'est un peu ce qui nous remettra le sourire aux lèvres pendant quelques temps.

D'ici, au moins, à ce que le Canadien se fasse sortir lamentablement des séries.  Et qu'on pointe Scott Gomez du doigt, en lui criant quelques trucs inaudibles, du genre "aheuuuuuuuuarghgnugnukacagaouuuuuuuuu", en guise de représailles pour ne pas avoir marqué 8 buts contre les Bruins qui, de toute façon, nous surclassent allègrement.

Désolé de vous scrapper votre printemps.

mercredi 30 mars 2011

Les pancartes

Les hosties de pancartes.  Électorales.  J'ai l'impression de me répéter.  Mais j'en ai plein le cul.  Honnêtement.

Ça me gâche mon printemps.

Pourquoi est-ce que personne ne comprend que ça ne sert à RIEN?

Ça sert à se faire connaître?  À se rendre sympathique?  Ça sert, au gros pire, à enfoncer votre existence dans la gorge d'un électeur indécis dans l'espoir où, s'il se présente dans l'isoloir toujours hésitant, il votera pour vous, parce que, ben, vous avez posé 423551 hosties de pancartes dans son champ de vision.

On est en 2011.  Les politiciens inondent les réseaux sociaux.  Internet est devenu le meilleur véhicule possible pour nous expliquer qui vous êtes et ce que vous nous suggérez.  Arrêtez de tie-wrapper votre maudite face sur mes poteaux, s'il vous plaît.

C'est laid.  Horriblement laid.  Et la fameuse course à la montre, que les Libéraux remportent CHAQUE fois?  Pourquoi est-ce qu'ils tapissent la ville de pancartes avant TOUT LE MONDE?  Ils gagnent quoi?  Le droit de paternité des poteaux?  Parrainez un poteau? Et pourquoi en mettre AUTANT?! 

Déjà qu'on ne devrait pas en tolérer une seule, pourquoi diable est-ce qu'ils en mettent une à tous les deux poteaux?

Enlevez-les.  SVP.  Et torchez-vous avec.

Merci.

mardi 29 mars 2011

Pour ou contre la gastro-entérite

Bien qu'il m'apparaisse tout-à-fait sensé d'être contre, n'y a-t-il pas un effet bénéfique permettant de rétablir la flore intestinale? N'est-ce pas une bonne façon d'apprécier un éventuel repas chez matante Monique, qui nous sert traditionnellement des viandes d'une qualité peu acceptable?

Ou est-ce plutôt une conséquence du gigot d'agneau de matante Monique?

Si on part avec l'optique où rien n'arrive pour rien, on suppose que l'effet de péristaltisme inversé provoqué par un gargouillement de l'estomac à un niveau de vagues comparable aux championnats du monde de water-polo permet de s'assurer que tout ce qui entre ressorte aussitôt, ce qui implique qu'un phénomène de gastro post-ingurgitation de matière dangereuse soit souhaitable.

Par contre, l'ultra-contagion de ce virus de marde me laisse perplexe. En quoi est-ce que mon voisin de bureau devrait mériter de payer le prix pour la cuisine de matante Monique?

Vous me dites donc que ce n'est en aucun cas relié à l'alimentation récente de la victime?

Possiblement.

Les puristes répondront qu'il vaut mieux l'éviter, si on souhaite se sentir bien. Et je serai d'accord avec eux.

Cependant, on s'entendra sur le fait que ce débat demeurera ouvert pendant des siècles et des siècles.

Si j'étais un cônifère...

Je choisirais probablement la famille des sapinés. Immortel (ou presque), je serais un peu comme le "King" de la forêt boréale, en faisant un pied-de-nez aux industries de pâtes et papiers qui tentent de me transformer en Journal de Montréal. J'ai toujours été un peu rebelle.

De plus, comme il émane souvent de mon corps une riche sensation de bonheur qui se transmet surtout sous forme de flatulences, il va sans dire qu'on souhaiterait plus que tout extraire ma sève et la transformer en sirop pour la toux, en m'attribuant un porte-parole pas mal plus cool que Marcel Leboeuf, puisque de toute façon, on s'en fout de ses colliers de pur-noisetier.

Acceptez ce modeste message en guise de bienvenue.